Puerto Rico

USVI

BVI

Saint-Martin

Guadeloupe

Dominique

Martinique

Carnet de bord de Sylvain

Avril à juin 2015



Avril 2015 : Puerto Rico (USA)

1er avril

Exploits personnels

J’ai battu papa au bras de fer. J’ai fabriqué un bateau à voile. J’ai construit une voiture à ressort en Lego qui part très rapidement lorsqu’on la fait reculer puis qu’on la lâche. J’ai fait, en wake, une fois et demie le tour d’une baie d’envergure de 300 m2 (31 mars). Je suis passé tellement près que j’aurais pu toucher le catamaran. Et ce n’est pas un poisson d’avril!

En wake, je suis passé de bon à professionnel. S’il y a beaucoup de vagues, ça ne me dérange pas. S’il y a beaucoup de vent, ça ne me dérange pas. S’il y a beaucoup de vent et de vagues, ça ne me dérange pas non plus. Papa dit que j’ai une posture plus belle que la sienne. J’ai fait le tour d’une baie d’une envergure de 500 m2. Je suis capable de me pencher d’une telle inclinaison que mon derrière touche l’eau. J’arrive à me tenir d’une seule main.

Avril 2015 : U.S. Virgin Islands (USA)

2 avril

Nous changeons de pays, mais nous ne mettons pas le drapeau jaune parce que nous sommes toujours aux États-Unis. Nous ne sommes plus à Puerto-Rico, mais dans les Iles Vierges États-Uniennes. Nous allons à un premier ancrage où nous nous prenons une corde dans le moteur. Maman saute à l’eau et scie la corde. Nous changeons d’ancrage et nous allons dans une baie où il y a beaucoup de monde. Il y a un paquebot et des hydravions qui décollent de temps en temps.

5 avril

Gaétan et moi, nous nous réveillons de bonne heure pour commencer à chercher les M&M que maman a caché pendant la nuit. En allant faire pipi et boire de l’eau, j’en ai vu cinq. Il y en a trois qui ont fondu! Nous les avons tous mangés au déjeuner. C’était un petit paquet.

Nous allons monter la plus haute montagne de St-John. Elle fait 300 mètres de haut. En y allant, Gaétan voit une biche. Maman en voit deux autres arriver : le papa et l’enfant. Nous les avons regardées pendant 5 minutes et nous sommes repartis. C’était les premières biches que je vois en liberté. Nous commençons à monter. Le chemin fait un mile terrestre. Après une heure, j’ai déjà bu mes deux bouteilles d’eau et nous avons pris la collation. Moi, j’étais complètement épuisé. Nous commençons à descendre. Descendre est beaucoup moins fatigant que monter. Nous arrivons, une heure après, à la plage où nous avions échoué l’annexe. J’ai bien dormi cette nuit-là.

7 avril

Nous allons faire du wake, c’est moi qui commence. Je me lève rapidement et je tiens la barre à une main! Ça m’impressionne moi-même. Voyant que j’ai confiance en moi, je fais toute sorte de figures. Je me baisse sur ma planche puis, avec la main qui ne tient plus la barre, je la trempe dans l’eau. Je bouge la planche et j’essaye de faire la plus grosse trace. À la fin, je commence à sauter. Le premier coup, je suis tombé, mais la planche était complètement sorti de l’eau. Les autres fois, je ne saute pas assez haut, mais j’arrive à garder l’équilibre en atterrissant. Pour revenir au bateau, je m’assis sur la planche et je fais comme si j’étais assis sur un skateboard. Je trouve que j’ai fait d’énormes progrès.

8 avril

Nous avons changé d’ancrage. À cause des bateaux et des bouées, il n’y a plus assez de place pour faire du wake. Nous allons faire une promenade pour voir des ruines. La promenade est terminée (nous sommes rentrés au bateau), nous voyons sur la plage plusieurs biches et 2 ânes. Les ânes m’ont vraiment impressionné. Je pense que c’est la première fois que j’en voie.

Avril 2015 : British Virgin Island (UK)

11 avril

Je me dépêche de faire les devoirs pour pouvoir faire du wake. Les deux autres ancrages étaient remplis, donc on ne pouvait pas en faire. Mais, je ne sais pas s’il y aura de la place pour faire du wake. S’il n’y a pas assez de place, j’aurais quand même fini les devoirs rapidement.

18 avril

J’ai une idée. Et si je faisais un château en carton avec un village dedans? Après 3 heures de bricolage, j’ai fait 2 tours en carton de papier toilette, 3 murailles, une église et une maison avec une énorme boite de céréales. Il y aura 5 maisons en tout, sans oublier un cimetière que je vais faire en carton blanc. L’église a été très difficile à fabriquer. J’ai utilisé beaucoup de papier collant. Maintenant, il ne m’en reste plus, alors je dois attendre de savoir si je peux avoir un autre rouleau papier collant. (Nous n’en avons pas beaucoup en réserve.)

19 avril

Pour mon château, j’ai fait une autre maison, un cimetière avec 5 tombes, 5 poules et une auberge à la place de la dernière maison. Finalement, j’ai pu prendre le dernier rouleau de papier collant de tout le catamaran. Je commençais à manquer de carton lorsque, 10 minutes plus tard, on achète une nouvelle boite de céréales. Avec l’emballage, je vais faire les 2 dernières maisons. Le roi de ce pays s’appelle Car 1er, pour Cartonnier.

20 avril

Je viens d’apprendre que nous allons faire une traversée qui va durer entre 15 h et 30 h! Nous partirons d’Anégada, une ile complètement plate au nord des BVI, jusqu’à St-Martin, une ile française. Nous partirons l’après-midi et nous arriverons vers le martin. Elle est bonne ma blague, n’est-ce pas?

Avril 2015 : Saint-Martin (France et Hollande)

23 avril

Aujourd’hui, nous avons une journée très chargée, nous allons :
— visiter un fort en décomposition,
— faire les devoirs,
— visiter la ville,
— souper avec des Québécois rencontrés la veille et savoir si les Canadiens de Montréal vont gagner contre Ottawa,
— manger des chocolatines en plus du pain baguette au déjeuner.

24 avril

Les Canadiens de Montréal ont perdu, les chocolatines étaient délicieuses, nous n’avons pas visité le fort et les Québécois sont venus nous dire qu’ils n’allaient pas souper avec nous parce qu’ils ont des personnes à récupérer en Guadeloupe et qu’ils veulent tout visiter sur le chemin.

26 avril

Nous allons sur une plage et il y a beaucoup d’algues. Pour faire mon château de sable, je rassemble autant d’algues que j’en suis capable pour en faire une muraille. Avec mon petit seau, je fais plein de maisons. Je creuse un fossé et je construis une muraille de sable pour être sûr que l’eau ne va pas tout démolir. J’ajoute un pont et une grosse tour. Le tour est joué!

27 avril

Vive l’été

Les cerisiers et les pommiers
Les pêchers et les framboisiers
Sautons tous à l’eau
En faisant un gros saut
Ou un gros rot
Pas besoin d’avoir chaud
Pour faire un château
Ou un gâteau
Ou un bateau
Manger avec des couteaux
Ou manger des couteaux

Mai 2015 : Saint-Martin (France et Hollande)

1er mai

L’amulette trouvée dans les toilettes,
Était tellement violette
Qu’elle est tombée dans ma braguette.
J’ai mangé une crevette,
Je l’ai régurgitée dans ma bobette.
J’ai une bonne devinette,
pour vous faire manger une baguette.
Vous pourriez devenir un véritable être,
Si vous n’étiez pas un extraterrestre.

Est-ce que vous avez aimé ma chanson? J’ai passé beaucoup de temps à trouver les rimes, mais maintenant... j’en trouve partout dans ma tête. Je viens d’en trouver un autre, c’est : tête. J’en ai encore des nouveaux, les voici : chouette, miette, chaussette et aussi : salopette. Je crois que j’en ai encore trouvé... Finalement, non.

2 mai

Nous allons à la maison de Bernard. Il nous a dit d’amener les maillots parce qu’il a une piscine. Gaétan et moi, nous nous baignons tout l’après-midi dedans. Bernard nous dit que la maison est à vendre. Maman et papa voudraient bien l’acheter. Il y a des chambres à louer et nous garderons le bateau pour faire faire un tour guidé aux touristes.

5 mai

Nous allons à Budget Marine qui est un magasin de bateau. Je vais tout de suite dans la section de la pêche. Je vois plein d’hameçons de toutes sortes (même des hameçons pour requin qui font deux décimètres de long). Puis, je trouve une canne à pêche de lancée. Elle est ma taille, avec le fil et le moulinet. Maman demande à la caissière le prix de la canne à pêche. Elle coute 17 $, sois 2 $ de plus que l’argent qui me reste. Si j’avais assez d’argent, je l’aurais acheté tout seul. Mais la vieille canne à pêche de papa ne fonctionne pas. Alors papa nous l’achète. Moi, je m’en servirai pour pêcher les petites carangues qui nous suivent souvent. Mais un barracuda, avec sa force casserait la canne comme ça : « Crac »!

Mai 2015 : Saint-Barthélémy (France)

8 mai

Je demande à tout le monde de me donner le score des Canadiens (Louis, ça te concerne aussi!). La dernière fois que j’ai vu le score, les Canadiens de Montréal avaient 3, alors qu’Ottawa avait 1. Avec un des meilleurs gardiens du monde (j’espère qu’il s’est remis de sa blessure au tibia), notre équipe est imbattable. Nous avons fait le record lorsque les Canadiens ont gagné 6 années consécutives. Nous avons aussi un très bon défenseur. Maintenant, je veux connaitre le score, SVP!!!

Je mets mon bateau à l’eau. Comme il y a trop de vent, il pique de l’avant et coule. Alors, j’ai mis des roches à l’arrière et, maintenant, il vogue super bien. Sa vitesse maximum est un nœud. Après, il verse. Malgré toutes les roches, il arrive quand même à flotter. Depuis, j’adore faire de la voile.

9 mai

Je ne sais pas quoi écrire. Je ne sais pas quoi écrire. Est-ce que vous avez compris? Envoyez-moi des idées. Oh! Je sais quoi écrire : le poème du « Je ne sais pas quoi écrire ».

— Je ne sais
— Pas quoi écrire
— J’apprentissais
— Sans rire

10 mai

Nous avons un rendez-vous, à la plage, avec un bateau-copain. Ensuite, un autre bateau-copain viendra nous rejoindre. Papa nous dit qu’il faudra amener les planches, parce qu’il y a de grosses vagues et de gros rouleaux.

Le rendez-vous avec les amis c’est super bien passé. Ensuite, papa demande aux bateaux-copains s’ils veulent manger de la pizza. Ils ont répondu oui tous les deux. À la soirée bateau, on était 6 enfants et 7 adultes alors, on était donc 13 sur le bateau.

13 mai

Nous allons faire une journée de traversée. Elle va durer 24 h. Nous allons avoir le mal de mer à cause des deux mètres de vague qu’ils annoncent...

La traversée était difficile. J’ai vu plein de poissons volants, un volcan et de la fumée venant du cratère. Nous n’avons pas pêché de poisson. La traversée a duré 18 h, variant de 4 à 9 nœuds. Nous avons été très rapides et nous avons dormi sur le bateau.

Mai 2015 : Guadeloupe (France)

17 mai

Nous allons au volcan le plus haut de toutes les Caraïbes. Les habitants de la Guadeloupe l’appellent  la vieille dame. Son vrai nom est la Soufrière. Nous avons monté plus de 1 000 mètres en voiture et à peu près 450 mètres à pied. À 1 025 mètres d’altitude, nous avions déjà la tête dans les nuages. Il y avait, je pense, un vent de 25 nœuds.

Ensuite, nous avons monté pendant une heure et demie. Quelquefois ça montait raide, alors que d’autres fois, c’était presque plat, mais avec des roches à enjamber.

Ça y est, nous sommes en haut! 1467 mètres, le sommet le plus haut des Caraïbes. Moi, je m’accroche partout où je peux parce qu’il y a autour de 30 nœuds de vent ici. Nous arrivons au premier cratère — 17 m2 —, il fume encore. La fumée a une odeur d’œufs pourris. Papa nous dit que c’est à cause du soufre. À côté, il y a un cratère six fois plus gros. On ne voyait pas le bout à cause des nuages. Lui, il ne fumait pas puisqu’il était bouché. Nous avons mangé dedans. C’était super amusant.

Nous continuons la balade. Nous arrivons à une barrière de bois. Nous la contournons parce que, un peu plus loin, il y a un trou qui fume et on voit du soufre. Le soufre est jaune. La fumée est chaude à tel point que je ne veux pas la toucher. Nous continuons le sentier presque effacé. Il amène à un énorme cratère qui ne fume pas et qui n’est pas bouché. Nous continuons, puis nous arrivons au plus gros cratère. De loin, j’entendais un avion. Maintenant non, c’est le cratère qui crache très fort de la fumée. Il fait comme un sifflet. Moi, j’avais froid. La chaleur du gaz ne me réchauffe pas. Nous sommes descendus beaucoup plus rapidement que la monter. Gaétan nous attend sur un gros rocher. Il devait avoir soif puisqu’il a vidé sa première bouteille d’eau et la moitié de l’autre. Moi aussi j’ai soif. Hmm, c’est très bon (même si l’eau n’a pas de gout)...

Enfin! Nous sommes en bas. Il y a même une baignoire faite de roche où l’eau est douce et chaude. Je demande à papa si nous pouvons nous baigner. Papa dit oui, mais il me lit une pancarte. Il est écrit que l’eau est réchauffée par la chaleur de la lave. Il est aussi écrit qu’il y a des amibes alors, il ne faut pas mettre la tête sous l’eau parce que les amibes vont rentrer dans le nez et allez jusqu’au cerveau et ensuite, nous mourons. Mais il y a très peu de chance de les attraper. Aaaaah... L’eau est chaude et ça fait du bien après avoir monté la soufrière... Point final.

Juin 2015 : Martinique (France)

2 juin

Nous faisons la traversée de la Dominique jusqu’en Martinique. Nous arrivons à Saint-Pierre, la ville la plus touchée par une éruption volcanique de la montagne Pelée (il ne restait que deux survivants). Gaétan a la gastro. Pas de chance, le lendemain nous grimperons la montagne Pelée. Bref, nous prenons une très grosse voiture pour nous et nos amis qui vont monter avec nous. Je suis très content qu’ils viennent avec nous, ça fera passer le temps.

3 juin

Nous prenons la grosse voiture et partons (nous avons quand même pris nos amis). Sur la route, on voit la montagne Pelée qui est effectivement pelée. Nous arrivons, nous buvons quelques gorgées d’eau et nous commençons la promenade. Les premiers 400 m sont faciles. L’autre partie est beaucoup plus dure. À chaque 2 m, on montait de 1 m. Une fois en haut, on marche sur une crête. On arrive à un pic et on continue sur une autre crête. On monte un peu et on arrive à un plateau. De l’autre bord du plateau, il y a un refuge. Au refuge nous prenons une pause collation. Nous avons mangé de tendres barres tendres.

Nous faisons demi-tour et nous allons au sentier que nous avons croisé. Le sentier descend très fort. Ensuite, ça monte très fort. Une fois en haut, nous faisons une pause. Oh! Nous voyons le deuxième abri (il y en a trois). Nous piqueniquons par terre parce que l’abri pue le pipi. Gaétan, Camille, Alice et moi trouvons plein d’escargots (ils vont vraiment lentement) et deux chenilles (elles vont vraiment vite comparées aux escargots). Nous partons pour aller au plus haut sommet, mais avant, nous rassemblons les escargots et les deux chenilles, car nous repasserons par là. Nous allons donc au pic chinois. Nous montons beaucoup pour ensuite marcher 100 m sur de gros rochers pour après descendre beaucoup et remonter plus lentement.

Nous arrivons sur un très très gros rocher. Nous avons perdu de vue le sentier. Ah, il est là. Nous continuons. Il commence à y avoir beaucoup de toutes petites crevasses. Nous arrivons au pic Chinois qui est un peu perdu dans les nuages. Quelle belle vue quand il n’y a pas de nuages! Nous restons là, à regarder la vue nuageuse.

Nous faisons demi-tour et retournons à l’abri. Nous retrouvons tous les escargots, car ils n’étaient pas allés bien loin (20 centimètres). Nous retrouvons aussi une des deux chenilles, mais elle est écrabouillée. Nous continuons le chemin, mais c’est dur parce que Gaétan n’arrête pas de râler. Nous descendons une énorme descente. Puis, nous prenons une collation. Bon, nous sommes repartis de bonheur. Nous marchons sur une crête. Eh! La grande crête sur laquelle nous marchons est en faite un gigantesque cratère refermé. C’est pour ça que nous avions monté très fort et descendu très fort trois fois de suite. Youpi! nous voyons le premier abri. Ça veut dire que nous avons fait le trois quarts de la promenade. Comme vous connaissez le reste du parcours, je ne vais pas le dire, c’est donc fini pour aujourd’hui.