Turks and Caicos

Puerto Rico

Carnet de bord de Sylvain

Janvier à mars 2015



Contrairement au carnet principal, les archives se lisent de haut en bas...

Janvier 2015 : Turks and Caicos (UK)

6 janvier

Il commence à pleuvoir. Je prends tous les seaux, je les rince dans l’eau et je commence à récupérer l’eau de pluie. Quand la fin de la pluie arrive, le plus gros des seaux est rempli à la moitié. Maman dit qu’elle va garder l’eau pour la vaisselle sale. Sans faire exprès, le dernier seau, je l’avais jeté à la mer.

Papa et moi commençons à faire un énorme château de sable. Papa, avec sa pelle, l’enfonce au milieu du château et ramène plein de sable sur les bords. Comme ça, il y a une haute muraille et l’intérieur est creusé. Papa fait une montagne avec le sable qui reste au milieu. Ensuite, je mets une tour en haut de la grosse colline, comme ça, ça fait un donjon.

Quand nous avons fini, le château de sable est énorme et incroyablement beau. Son périmètre est de 8 mètres. Comme protection, le château à :
— une grosse muraille,
— un fossé profond,
— des tours qui entourent tout le château,
— une deuxième muraille et un autre fossé,
— un pont-levis devant l’entré.

9 janvier

Nous faisons une petite traversée. Papa nous dit de nous accrocher. Une grosse vague de l’océan se casse sur le bateau. Le bateau a chaviré. Les cannes à pêche tombent dans l’eau. La coque se fracasse sur des coraux. Le bateau se remet droit. Il y a une fuite, l’eau rentre en abondance. Le bateau coule. Papa est tombé dans l’eau et s’est fait frapper par le catamaran. Il est inconscient. Nous sommes obligés de sortir le canot de survie. Malheur, nous n’avons pas de provisions pour survivre! Adieu bateau, adieu blague qui fait peur.

Bon, reprenons notre sérieux. La grosse vague de l’océan frappe le bateau. Beaucoup d’eau va sur le pont. Gaétan et moi avons peur. Papa demande si tout le monde va bien. Maman remonte de sa cabine en disant : « Mais qu’est-ce qui se passe? ». Le catamaran n’a rien eu et nous non plus.

13 janvier

Vendredi prochain, nous allons faire trois traversées, jours et nuits, pour aller à Puerto Rico. Papa et maman vont se relayer toutes les trois heures (pendant les nuits). Trois jours de mal de mer, ce n’est pas acceptable!

14 janvier

Gaétan et moi sommes chanceux parce que l’école commence le matin (7 h) et nous terminons rapidement si on y met de la bonne volonté avec maman. Moi, aujourd’hui, j’ai fini à 8 h 55.
Des fois, nous finissons à 4 h de l’après-midi... Nous commençons quelquefois avant le déjeuner (comme ce matin, c’est pour ça que j’ai fini rapidement et aussi parce que je n’avais pas d’histoire et éducation à la citoyenneté aujourd’hui). Parfois, nous prenons des jours de retard parce que nous ne voulons pas faire l’école. Le plus génial, c’est que nous n’avons jamais de devoirs à faire!

Janvier 2015 : Puerto-Rico (USA)

17 janvier

La troisième journée de traversée est la bonne. Dès que papa met la ligne dans l’eau, un poisson se prend dans l’hameçon. Quand il saute, Gaétan et moi crions : « Un mahi-mahi! » Papa rajoute : « Et il est gros! » Une fois sur le bateau, le poisson est méga-énorme. Nous prenons les photos. Papa, quand il le porte pour la photo, dit qu’il pèse 20 kilos. Moi, je veux aussi avoir une photo de moi avec le poisson. J’essaie de le porter. Il est vraiment très lourd. Je le mets sur mes genoux. Je dis à maman de se dépêcher parce qu’il m’écrabouille. Nous le mettons couché. Je m’allonge à côté de lui, il est plus petit que moi de trois centimètres, c’est-à-dire grand comme Gaétan. Maman compare son poids au mien. Elle me porte d’un bras et de l’autre le poisson. Le mahi-mahi fait la moitié de mon poids. Maman enlève la viande du poisson, et quand elle a fini, elle le pèse. Il y a 6,4 kg de filets. Nous pesons la tête du mahi-mahi avec l’arête. Elle est lourde de 5 kilos. Quelle émotion!!!

18 janvier

J’ai une énigme pour vous : « Avec mon bateau de pêche, j’ai pêché une baleine. Je veux avoir son poids avant de rentrer au port, sachant que je n’ai qu’une balance à pierre, une centaine de roches sur un deuxième bateau et un morceau de charbon. »

Répondez-moi à cette énigme par courriel : sylvain@chantemer.net

19 janvier

Nous allons visiter Mayagüez. À midi, nous allons manger dans un McDonald. À l’intérieur, il y a un parc de jeu. Pendant que maman et papa commandent, nous allons, Gaétan et moi, essayer le parc. Nous montons dans une tour. C’est tellement escarpé que nous sommes obligés de nous cogner la tête. Nous revenons vers les parents couverts de bosses. Gaétan, papa et moi avons pris un BigMac et maman un Quart de livre. Nous avons tous pris un trio. Comme boisson, le restaurant n’a que du Coca-Cola. Gaétan et moi n’aimons pas beaucoup les boissons avec des bulles. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je vais au McDonald, j’ai toujours le hoquet en sortant.

21 janvier

Nous allons à une plage de surfeur. Il y a de grosses vagues. Papa et moi allons nous baigner. Il y a plein de coraux. Nous passons les vagues. Nous sommes loin de la plage et je commence à être fatigué. Je commence à paniquer. Papa dit que nous allons revenir en nous aidant des vagues. Comme ça, on peut surfer avec notre corps et ça va plus vite. Nous arrivons sur la plage juste avant qu’une vague se casse. Brrroummm, fait la vague.

22 janvier

En allant visiter le centre-ville de Mayagüez, j’ai vu une autruche dans un jardin. L’autruche était solitaire. L’animale avait les plumes du derrière blanches et celles du corps étaient noires. Il (ou elle) avait deux longues pattes beiges d’un mètre qui lui servent à s’enfuir à 60 kilomètres-heure puisqu’il (ou elle) ne sait pas voler. (Les autruches sont trop lourdes et elles ont de trop petites ailes pour voler.) Il avait aussi un long cou beige d’un mètre, et un petit bec triangulaire. Bref, c’est bizarre qu’il y ait autruche ici. Une heure après, Gaétan voit une deuxième autruche et l’on peut être sûr que ce n’est pas la même puisque l’autre autruche est à 50 km.

Comme nous n’avons pas de photo d’autruche et que j’avais demandé à Malika de m’en dessiner une, j’ai pris le dessin de ma sœur.

Février 2015 : Puerto-Rico (USA)

1er février

Papa et moi, nous nous baignons. Nous attachons le kayak au bateau puis nous faisons du surf en sautant du catamaran sur le kayak. Une fois que la corde est tendue, nous tombons d’un coup sec. Maman et Gaétan nous rejoignent. Nous nous disputons pour faire du kayak-surf. À la fin, nous renversons l’autre pour être le seul sur le kayak.

2 février

Pour terminer la journée, nous allons nous faire trainer sur un kayak qui est accroché à l’annexe. « C’est à mon tour! Gaétan, c’est à mon tour!! criai-je pour couvrir le bruit du moteur. Je vais sur le kayak. Nous passons au milieu d’un banc de poissons de 4 centimètres chacun. Ils sautent à la vue du moteur qui tourne. Moi, j’ouvre la bouche et j’écarte mes bras pour essayer d’en attraper. Un poisson a frôlé ma main, et un autre a atterri dans l’annexe.

4 février

Il commence à pleuvoir à midi. Gaétan et moi nous attendons patiemment que la pluie s’arrête pour demander à papa si l’on peut faire du kayak-tiré (kayak-tiré étant le nom du kayak qui se fait tirer par l’annexe — c’est moi qui ai inventé ce nom). Nous attendons 1 h.. puis 2 h.. et encore 3 h.. Miracle! Il arrête de pleuvoir!!! Nous sautons sur papa pour lui faire part de notre demande. Nous préparons les affaires. Nous démarrons tout juste le moteur lorsqu’il recommence déjà à pleuvoir. Manque de bol! Il faut encore attendre. Il ne pleut plus, nous ressautons sur papa pour le lui redemander! Youpi, c’est parti!!! Nous commençons à aller vite. Et vous devinez la fin : papa revient parce qu’il en a déjà marre...

5 février

Nous allons manger des hotdogs. Maman nous demande si l’on veut du fromage à hamburger dans notre hotdog. Gaétan et moi nous répondons oui. Nous avons l’intention de l’enrouler autour de notre saucisse. Nous avons bien fait. C’est délicieux. Puisque les hotdogs ne sont pas assez nourrissants, nous prenons un sac de croustilles. Tout le monde trouve que c’est bon. Et pour finir, en dessert, il y a le brownie que Gaétan a fait hier. Nous nous sommes tous goinfrés.

7 février

Nous allons visiter un phare. Pour y aller, nous prenons un chemin étroit. Nous arrivons à une petite falaise. Il y a une colonne de pierre de deux mètres carrés avec un petit pont de pierre pour y accéder. Maman, Gaétan et moi, nous allons sur la colonne de roche. Une fois arrivés, le pont s’écroule! Un gros lézard passe sur le pont qui est toujours en place. À cause du lézard qui est sorti des feuilles, des pierres sont tombées et nous avons cru que c’était le pont qui s’écroulait. Nous avons eu peur.

10 février

Nous allons faire une promenade en annexe. Gaétan demande à papa si on peut faire du wake (planche de kitesurf tirée par un bateau). Papa dit oui. Il règle la planche pour Gaétan. Nous partons. Mon petit frère commence à faire du wake. La planche va de plus en plus sous l’eau. Je lui crie d’appuyer plus sur l’arrière de la planche. Plouf! Il tombe à l’eau. Après plusieurs essais, il réussit à se mettre debout. Nous commençons à aller vite. Puisqu’il est proche de l’annexe, il se prend les vagues. Nous allons très vite. Gaétan monte sur la dernière vague en surfant, il va aussi vite que nous. Splatch!!! Il tombe. Il lâche la barre et la planche au même moment. Avant de toucher l’eau, il fait : une vrille, un flip et une autre vrille. Il est resté au moins 10 secondes sur la planche. 10 secondes est le nouveau record entre Gaétan et moi, du plus long temps sur la planche.

11 février

Nous allons faire du wake, c’est Gaétan qui commence. Quand c’est à mon tour, je suis tout excité. Comme j’arrive du premier coup à me mettre debout, je suis super content. À la troisième tentative, je pulvérise le record du temps le plus long sur la planche. Puisque je ne suis pas près de tomber, je m’entraine à tourner. En me penchant trop vers l’arrière, je tombe par-derrière. Puisque nous allons super méga vite, dès que je touche l’eau, je suis freiné brusquement et je lâche d’un coup la barre. Une chance que je n’ai pas eu mal en tombant.

14 février

Nous allons faire du wake. Gaétan commence. Rien de spécial. Mon tour. Je saute dans l’eau et nous commençons. Je fais le premier mètre, le deuxième... et le centième! Plouf! Je tombe. Je recommence. Après 400 mètres, ma jambe n’arrive plus à me soulever, mais je tiens bon. Après 700 mètres, mon corps me dit : « Si tu n’arrêtes pas tout de suite je te fais tomber. » Je ne l’écoute pas. Trois mètres plus loin, je tombe, déséquilibré. Il faut croire que le corps a le dessus sur le cerveau. Bon, j’ai massacrément pulvérisé le record. Vive la gloire!!!

16 février

Des arbres albinos
Dancent dans le vent
Ils ont l’air de faire leur voyage de noces
Ils tournent dans du blanc
Ils n’ont pas de feuilles
Mais trois pales
Ils n’ont pas d’écureuil
Ils sont très pâles
Ce sont des éoliennes
Toutes tournantes
Pas comme des hyènes
Elles sont ravissantes

17 février

Devinette

1 — Je suis blanc.
2 — Je fais quelque chose dont nous avons besoin dans la vie.
3 — J’ai un fil électrique comme cœur.
4 — J’ai des pales et je suis pâle.
5 — Je tourne à en avoir le mal de mer.

Qui suis-je? Je vais écrire la réponse dans moins de trois jours.

18 février

Nous rentrons dans une baie :
« Hé! Il y a un voilier canadien », dit maman.
« Hé! Il y a un voilier québécois », dis-je.

Nous nous mettons à l’ancre. Nous commençons les devoirs.
Broum! Ça, c’est le bruit familier du moteur de l’annexe. Non, ce n’est pas le nôtre... « Bonjour! » crie une voix.
Une annexe avec trois enfants et deux adultes vient s’accrocher à notre bateau. Les parents placotent. L’autre famille va à la piscine. Nous finissons l’école et nous les y rejoignons. Nous faisons connaissance et nous devenons des amis. Point final.

19 fée friller

La réponse du 17 février est celle-ci : une éolienne.

Nous allons visiter Ponce, en voiture, avec nos nouveaux amis du Marama. Leur nom est Thierry 12 ans, Kassianne 9 ans et Émmanuel 7 ans. Nous faisons le tour de la ville et nous revenons. Nous allons à un Walmart. Nous ne sommes pas arrivés en même temps alors nous nous sommes tous cherchés dans l'immense magasin. Gaétan et moi sommes juste allés dans les rayons jouets et ils étaient là. Tout le long, nous avons essayé de retrouver notre famille et de réunir l'autre famille. Nous avons couru dans tout le Walmart et nous connaissons tous les recoins. Il y avait une dégustation de smooties aux fraises. Nous y avons tous gouté et c'était délicieux. Nous avons couru au moins 1 kilomètre. Nous avons tous les deux 2 charriots remplis à ras bords. À la caisse, j'ai trouvé un 5 sous et 3 autres sous. Rendu à l'annexe, j’ouvre mon portefeuille et je fais tomber, sans faire exprès, un 25 sous dans l'eau. Je l'avais ouvert parce que je voulais mettre mon argent dedans avant que je les perde.

23 février

Avant de partir pour une traversée de 25 milles, nous faisons un pari sur le nombre de poissons que nous allons attraper. Maman dit : 0, moi je dis : 2, Gaétan dit : 2 et papa dit : 3.

Le premier poisson que nous pêchons est un maquereau. Quand je l’ai vu, j’ai dit : « une carangue! Non! Un thon! Non plus! Un maquereau! Toujours non! Un barracuda! Quadruple non! » Une fois remonté : « Je savais que c’était un maquereau », dis-je d’un ton triomphant. Maman est la première à perdre le pari.

Le deuxième poisson que nous attrapons est celui-ci : une carangue gros yeux. « Fiiish!!! » crie papa. Il me réveille de ma sieste. Je me lève et regarde le poisson qui essaye de s’enfuir. Je crie : « C’est une carangue! » Nous le montons à bord. Oui, c’est une carangue. « Eh! Regardez, dit maman. Il a été mordu pendant qu’on le trainait. Il y a trois lignes profondes dans la queue du poisson. Ça devait être un barracuda plus grand que moi. »

Nous n’avons mangé que la carangue gros yeux, de peur que le maquereau ait la ciguatera. La ciguatera est une maladie qu’on trouve beaucoup chez les poissons de Puerto Rico. Papa a également perdu le pari. C’est Gaétan et moi les gagnants! Vive la gloire!!!

24 février

Le roi des livres

Je suis le roi des livres. J’ai lu toutes ces séries : Harry Potter, Amos Daragon et Pierre Bottero. Je les ai tous lus en six mois! Et je n’ai que dix ans (dans 5 jours c’est ma fête). Mais le plus incroyable, c’est Gaétan. Pendant que je lis le 2e Harry Potter, il a le temps de lire le 1er, le 2e, le 3e et le 4e! Et je ne suis qu’à la moitié... C’EST INCROYABLE!

26 février

Un violent orage se prépare à frapper. Le vent monte à 40 km h. Broum! Un éclair tombe droit sur le mât. Nous ne devons pas toucher au métal. Papa ne savait pas que l’éclair était tombé sur le mât. Il touche la barre et tombe dans les bras de Morphée. Le mât du bateau malchanceux s’arrache. Les vagues font plus de 20 mètres de haut. Le vent remonte à 287 km h. Un ouragan avec des vents de 532 km h (force 5) s’annonce. Crac!!! La coque se fait transpercer par un pieu en métal. Allons-nous couler ou allons-nous nous envoler? Maman va dehors pour chercher le corps inerte de papa. Elle s’envole avec papa. Le bateau s’envole à son tour. Je vais vous écrire ceci avant de mourir tristement. C’EST UNE FARCE!!!

27 février

Nous allons à la plage. Papa et maman vont faire une promenade. Gaétan et moi nous repèrerons un iguane. Nous commençons à lui lancer des roches. Gaétan le touche la patte avec une petite pierre. Ensuite, il le retouche avec une grosse roche sur la tête. Moi je trouve que ça doit faire mal alors j’arrête. Je commence à lancer de grosses pierres sur la falaise pour qu’elles se cassent. Je réussis à en casser une très grosse que j’avais du mal à porter.

28 février

Il y a une quarantaine de petites carangues gros yeux sous le bateau. Je commence à pêcher avec des morceaux de jambon. Quand il n’y a plus de jambon (nous avons eu le temps d’en pêcher 8, 6 moi et 2 Gaétan), nous utilisons le reste du salami complètement pourri. Nous finissons le salami à 3 heures de l’après-midi. En tout, nous en avons pêché une trentaine. Gaétan en a pêché 7, papa 5 et moi une quinzaine. Maintenant, je prends le poisson dans ma main, je lui enlève l’hameçon et je le mets à l’eau. Tout ça en une minute! À partir d’aujourd’hui, je n’aurais plus peur de prendre les poissons.

Mars 2015 : Puerto Rico (USA)

2 mars

Après-demain c’est ma fête. Mais ce n’est pas de ça dont je veux parler. Nous allons à la marina de Puerto del Rey pour sortir le bateau de l’eau pendant une semaine, le temps de faire tout ça : nettoyer la coque, repeindre la coque, réparer les moteurs en les enlevant du bateau, faire les courses et je ne sais quoi après.

Le bateau a déjà les ceintures qui sont prêtes. Il ne reste plus qu’à le monter. Je suis très stressé et je suis très impressionné par la machine qui va le porter. Cinq-cents mètres plus loin, il dépose le bateau sur des blocs de bois. Pour monter, nous empruntons trois blocs et nous mettons l’échelle de bain. Gaétan et moi pourrons enfin jouer au soccer, au golf, au baseball et au singe.


4 mars

Ma fête (mon anniversaire)

Nous allons manger des crevettes en entrée et une lasagne en plat principal. Comme dessert, nous dégusterons du gâteau au chocolat. On devrait fêter ça en grand, c’est mon premier double chiffre. Hggvc vv bvbf!!!!!! Excuser mon toutou-grenouille géant, Grenadine. Il a appuyé sur les touches pendant que je n’étais FREA DEVDSEWF É.;ÈF >/ pas là.

Le soir

« Les crevettes sont délicieuses! » dit tout le monde en même temps à maman. « La lasagne est archidélicieusement extraordinairement incroyablement magiquement délicieuse », redit tout le monde à maman. Les bougies sont allumées, nous sortons le gâteau dehors. 1... 2... 3...! Ffff! Coup de vent! Malchance, il ne reste plus qu’une bougie d’allumée. Nous les rallumons toutes, je ne souffle pas très fort et paf! Toutes sont éteintes d’un seul coup. Maman me dit que mon cadeau va arriver avec Malika qui reviendra dans 10 jours pour rester une semaine chez nous. Papa me dit que je dois deviner ce que c’est en posant des questions. Je demande : « Est-ce que c’est électrique?
— Oui.
— Est-ce que c’est un bateau télécommandé?
— Oui.
— Est-ce que c’est le voilier électrique que je t’ai montré hier?
— Non. C’est un bateau à moteur électrique télécommandé
— Oh! Ce n’est pas grave. Ça reste un bateau électrique. Youuupi!!!
 » criè-je en réveillant les occupants des autres bateaux.

7 mars

Le printemps arrive. Pour ça, j’ai fait un poème. Le voici :

Fleurs de printemps multicolores
Tombées, tombées autour de nous
Pour laisser les fruits pousser
Pour qu’ils tombent par la suite
Grâce à eux, le monde sera plus juteux
Avec des couleurs resplendissantes
Bleu, jaune, orange, brun, ou mauve
Rouge, noir, vert, blanc ou marron
Sont surement délicieux à manger
Tout comme les légumes, bien sûr

9 mars

Je suis en train de dormir. Oui, je crois que je suis somnambule et que j’écris mon carnet. Meeuuu! Je me réveille en sursaut. Je regarde dehors. Meu! Miii! Muu! Meuu! Mêu! Ce sont des vaches! Je réveille papa pour lui dire que je ne peux pas dormir à cause des vaches d’à côté. Je ferme mon hublot. Une odeur très forte rentre dans ma cabine avant que je le ferme. Et ####!!! Désoler pour mon langage. Je crois qu’il vient de ####! Je m’excuse. Je me rendors après une heure. Renzzzzzzzz! Renzzzzzzzz! Je crois que je suis encore somnambule. Aïe!!! Je viens de tomber du bateau. Renzzzzzzzz! Renzzzcuzermoizzz!

11 mars

Malika va revenir le 14 mars pendant sa semaine de relâche de l’école. Elle restera une semaine parmi nous. Elle arrivera avec mon bateau électrique (mon cadeau d’anniversaire). Martin, lui, ne peut pas. Il a trop de devoirs en plus de son nouveau travail : faire des expériences devant des personnes de mon âge. Moi, je trouverais ce travail très amusant.

Papa va jeter la boite à 12 œufs. Je lui demande si je peux le garder pour en faire un navire. Je découpe les 2 morceaux et je garde celui du dessus. Je découpe 2 bosses (dans l’autre morceau, les boules où l’on met les œufs). Je les colle au bateau et il y a maintenant des cabines. Je trouve 2 brindilles que je fixe au navire avec du papier collant. Avec du fil orange, je solidifie les mâts en les entourant. Ensuite, je les attache aux trous qui servent à fermer la boite. Je trouve 2 grosses feuilles que je mets au mât et le tour est joué. Si vous voulez le faire, il se peut que le bateau se fasse emporter par le vent sans qu’il pousse sur les feuilles. Pour régler ce problème, il vous faut mettre une quille en dessous du bateau (elle doit être lourde et mince) pour qu’il ne dérive pas trop et qu’il parte vers l’avant.

12 mars

À mon bateau, j’ajoute des haubans aux deux mâts. Je mets aussi une corde qui part de l’avant jusqu’au mât du devant, qui passe par le deuxième mat et qui repart vers l’arrière du bateau où je l’attache. Pour un plus beau bateau, vous pouvez mettre deux feuilles sur chaque mât.

14 mars

Malika est arrivée cette après-midi. Nous allons au Walmart pour faire les courses. Comme mon bateau n’est pas arrivé à temps, papa m’a dit que je pouvais m’acheter un cadeau de 50 $ maximum (le bateau a couté 50 $ parce qu’il était en rabais). Et c’est papa qui paye. Je vais aux rayons jouets dans la partie où il y a les Legos. Je regarde les trois choses qui me tentent. La première c’est une maison au bord de la mer avec deux surfeurs. Le deuxième est une maison dans les arbres et la troisième est le magasin de jouets avec l’épicerie. Je choisis la plus chère, la troisième, qui coutait 49,99 $. Je suis bien content de mon cadeau.

Ensuite nous allons de nouveau à la Rain Forest et nous prenons un nouveau chemin qui amène aussi à la cascade où l’on peut se baigner. Malika dit qu’elle voudrait rapporter du bambou géant et une fougère géante pour son appartement. Ce n’est pas trop tôt, nous commençons à entendre la cascade et les cris des personnes pour couvrir le bruit de la rivière. Malika trouve ça génial. Par contre, elle nous demande de mettre ses mains sur les prises parce qu’elle ne voit pas sans ses lunettes. Mais, Gaétan et moi ne pouvons pas l’aider parce que nous n’allons pas assez loin sous la cascade.

20 mars

Papa cri « baleines! ». Tous les cinq (Malika est arrivée le samedi), nous arrivons sur le trampoline en courant. « Où ça! Où ça! Où ça! Où pa! BlOû ta! », crie tout le monde en même temps. « Oh, mon dieu! », re-cri tout le monde en voyant les trois baleines à bosse.
« C’est magnifique!
— C’est énorme!
— Papa, tu ferais mieux de virer. Nous allons leur foncer dessus. Tu sais que ça va faire de gros dommages au bateau. », dis-je.


26 mars

J’ai reçu un courriel de Martin pour dire que, peut-être, il reviendrait sur le bateau. Il nous renverra un courriel pour nous dire quand ce sera confirmé. Bien sûr, il ne viendra que pendant l’été. Je suis super content parce que Malika — et peut-être Martin — seront revenus une deuxième fois nous voir. J’ai hâte de recevoir sa confirmation. Je suis impatient.

27 mars

Nous déjeunons rapidement pour avoir le temps de faire les sandwichs. Nous faisons les sandwichs rapidement pour ne pas gaspiller de temps. Nous allons à terre avec nos sandwichs et deux bouteilles chacun. Nous allons ensuite à la location de voiture la plus proche, à 200 mètres.
Et bien, une chance que nous avons mangé rapidement : le bureau est fermé. Nous allons au prochain, 50 mètres plus loin. Ici, il y en a beaucoup. Nous allons au bureau — qui est ouvert — nous demandons à la personne si nous pouvons prendre une voiture. Et bien, une chance que nous avons mangé rapidement : il n’y a plus de voiture disponible. Nous allons au prochain qui est deux rues derrière. Celui-là est ouvert, il a des voitures de golf, il y en a qui ont 4 places (c’est parfait, nous sommes 4), mais c’est le plus cher. Nous prenons une voiturette et nous partons. Je ne vais pas tout vous raconter, mais je vais vous conter l’après-midi.

Nous allons à la plage de Flamingo Beach où il y a de grosses vagues, beaucoup de monde, mais pas de flamant rose. Nous mangeons, nous nous baignons et nous repartons. Moi, je veux que nous gardions la voiture pour le lendemain et, cette fois, amener les planches et s’amuser toute la journée dans les vagues. Mais les parents ne veulent pas du tout!

31 mars

Je vous le dis tout de suite, je ne vais pas écrire beaucoup. Après les devoirs, on va faire du wake. D’ailleurs, j’ai déjà usé tous les crayons... ... ... En plus, l’ordinateur vient de s’éteindre parce qu’il était déchargé. Ça a pris 10 minutes avant qu’il y ait assez de batteries pour que l’écran reste allumé.