U.S.V.I

B.V.I

Saint-Martin

Carnet de bord de Jacques

Avril 2015

 

U.S. Virgin Islands (USA)

4 avril, St-Thomas

Nous avons quitté Charlotte Amalie, sur l’ile St Thomas dans les Iles Vierges US, pour continuer vers l’est. Nous laissons derrière nous nos amis du Jayana et de La Smala. Nous voulions nous arrêter à Christmas Cove, un ancrage réputé, à environ 7 miles de la capitale. Malheureusement, la baie était bondée (week-end de Pâques + bon ancrage...) : soit nous nous incrustions parmi les bateaux avec la forte probabilité de nous attirer des regards et commentaires désobligeants, soit nous ancrions dans des eaux profondes, environ 30 pieds ( pas sécuritaire pour nous). Nous avons préféré chercher un ancrage plus loin. Nous avons rejoint l’ile de St John, distante de quelques miles. Le premier ancrage, « Grest Cruze Bay » était saturé lui aussi, principalement par des bateaux accrochés à des bouées. Nous sommes allés finalement dans la baie voisine, « Chocolate hole », plus petite et intime, mais avec peu de places sécuritaires également. Nous nous sommes ancrés à la sortie de la baie, mais avons mal dormis à cause de la houle qui a secoué toute la nuit le bateau.

2 et 3 avril

Nous quittons Culebra pour St. Thomas en début de matinée. Nous y avions retrouvé le bateau copain Jayana. 4 heures pour faire 17 miles avec les moteurs... Vent et vagues pleine face, comme d’habitude! Nous nous attrapons une bouée au niveau de l’ile Water, à l’entrée de Charlotte Amalie (capitale des Iles vierges US, sur l’ile st Thomas). Il y a des dizaines et des dizaines de bouées et de bateaux. Comme la bouée attrapée est privée, nous décidons de l’abandonner et de nous rapprocher du port de la capitale. En arrivant à l’extrémité de l'ile Water, après avoir slalomé entre les nombreux bateaux, un dinghy me dépasse et me fait signe qu’il y a des roches juste devant. Sur mes 2 cartes différentes, cela « passe », mais à l’œil, il y a des doutes... je vire donc rapidement pour contourner les hauts fonds. Soudain, je perds le contrôle du cata. : le moteur cale et une alarme retentie. C’est Raphaelle qui comprend que le bateau s’est enfargé dans une bouée : une corde s’est enroulée autour d’une hélice et la bloque. Le vent souffle à 20 nœuds et les autres bateaux ancrés sont à quelques mètres. Raphaelle plonge aussitôt sous la coque et coupe la corde nous retenant prisonniers. Comme l’hélice est toujours bloquée, nous attrapons une autre bouée un peu plus loin pour nous immobiliser sécuritairement; Rapha replonge alors sous la coque pour couper le restant de corde et libérer l’hélice. L'émotion est forte et la montée d'adrénaline nous a épuisé.
L’ancrage dans le port de Charlotte Amalie ne se fera pas sans mal, car les endroits peu profonds sont déjà occupés. Suite à la remarque diplomatique d’un voisin (« il me semble que vous êtes proche de nous »), nous allons nous réancrer un peu plus à l’écart : notre ex-voisin et nous même serons bien plus tranquilles!
Le lendemain matin, un dinghy nous aborde. Ce sont les Québécois du voilier La Smala. Nous passerons avec eux de très bons moments, dont la visite de la ville puis un souper « spécial hamburger » à bord. Cela fait du bien de rencontrer des compatriotes sympas, et les enfants sont ravis d’avoir des amis avec qui jouer (qui parlent la même langue!). Le voilier Jayana nous rejoindra également en soirée. Dans la baie, l’activité est intense : des hydravions décollent et atterrissent au milieu des bateaux; des paquebots déversent des milliers de touristes; des antiques voiliers se mélangent aux navires plus récents et aux bateaux d’excursions; les dinghys vont et viennent. Il y a un quai à dinghy à la marina Great Haven, mais il est très encombré. Une « lavomatic » se trouve derrière la pompe à essence, à l’arrière et à l’extérieur de la marina (500 m). Un gros supermarché Pueblo se trouve également derrière la marina, presque en face du lavomatic. Pour aller au centre-ville, mieux vaut aller au quai à dinghy qui se trouve au centre de la baie, juste à côté du quai réservé à la garde côtière. Il y a un marché juste à côté. Des « safari taxis », sorte de mini bus avec des bancs ouverts à l’extérieur, proposent continuellement leurs services. Au centre-ville, le tarif est de 5 $/personne (probablement négociable). Une fois sorti du vieux centre-ville, ou si le client ne parait pas trop « riche », le tarif passe à 1 $/personne. Nous avions négocié le tarif à 2 $/personnes pour 8 personnes (nous étions avec la famille du « La Smala »). Lorsque le chauffeur a compris que nous étions des touristes provenant de voiliers (et non des paquebots), il a rabaissé encore le prix à 1 $/personne... La ville étant « Duty free », certains produits comme l’alcool, le tabac, les bijoux et autres produits de luxe sont populaires; Exemple : 3 $ la bouteille de vodka de 1 litre... Moins de 10 $ certaines bouteilles de rhum... de quoi devenir alcoolique! Cela devient plus économique de boire de l’alcool que de l’eau! Le centre-ville est particulièrement trépidant lorsqu'un (ou plusieurs) paquebots sont amarrés dans le port.

5 avril, Parc national St-John : Little Lameshure Bay

Nous quittons tôt « Chocolate Hole » pour la baie Little Lameshure dans le parc national. Il y a 5 bouées très bien entretenues dans cette baie. Dans la baie voisine (Great Lameshure), à quelques centaines de mètres, il y en a huit. Il en restera quelques-unes de libres dans chaque baie. L’utilisation des bouées est gratuite la journée, mais payante si on reste la nuit (15 $, payable dans une boite aux lettres située au ponton dans la baie Great Lameshure). L’eau est très transparente et les coraux, localisés principalement entre les 2 baies, valent les plus beaux endroits dans les Exumas... Un peu moins de poissons multicolores tout de même. Mais cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu d’aussi beaux fonds. La plage est également très sympathique : du sable fin, des tables à pique-nique, un BBQ, des poubelles, des toilettes, des sentiers de randonnées permettent aux quelques visiteurs marins et terrestres de passer de bons moments. Avant midi, nous suivrons le sentier « Yawzie » (15 minutes) qui mène à l’extrémité de la languette de rochers séparant les 2 baies Lameshures. En fin d’après-midi, nous prendrons le sentier « Bordeaux Mountain », qui mène au sommet des montagnes.

Le 1.7 mile annoncé nous a paru plus long qu’annoncé... Ce sentier aboutit à une route « des crêtes », sans panorama particulier. Il faut suivre la route à gauche pendant environ un kilomètre pour aboutir à un point de vue magnifique donnant sur « Coral Bay », sur le nord de St. John, sur Tortola et les iles des BVI. Cela vaut vraiment les 2 heures de randonnées. Le sentier en lui-même est également très beau.

6 avril, Parc national St-John : Little Lameshure Bay

Nous voudrions faire une autre randonnée - le « Lameshure Bay Trail » et voir les « petroglyphes », gravures sur la roche qui datent de... très longtemps... Comme d'habitude, le sentier est magnifique, bien délimité, avec de beaux points de vue sur les baies et la mer. Nous rencontrons peu d'autres randonneurs.Par contre, nous voyons des biches, des colibris, une mangouste. Sur le chemin, un détour nous permet de visiter une ruine; cela devait être une exploitation de canne à sucre : la maison des maitres devait être magnifique avec ses escaliers, colonnades et galerie extérieure.

Les Petroglyphes sont au pied d'une cascade où l'on peut - parait il - se baigner. Il ne reste que de l'eau pas très fraiche dans quelques trous. Le ruisseau -ou torrent- est complètement sec.L'endroit doit être réputé car plusieurs groupes nous rejoignent, parfois accompagnés d'un guide du parc.En escaladant un peu, on atteint une deuxième cascade située plus haut. La promenade durera 3 heures, et 5 miles mais les adultes auront des douleurs aux jambes le lendemain !!! Cela n'empêchera pas Sylvain et Gaétan de jouer une partie de l'après midi dans l'eau : se servir des boudins du dinghy comme trampoline, c'est très amusant. Dans l'après midi, nous irons à Salt Pond ( 6 bouées disponibles, + 2 dans la baie un peu plus loin) toujours dans le parc. Des sentiers partent également de la belle plage.

En soirée, nous visitons le marais salant tout proche et le long bord de mer qui donne sur Les BVI. Les enfants sont restés sur le bateau.

Les vagues sont grosses et le bord est jonché de débris. Les galets sont recouverts de coraux rejetés par les tempêtes. Des gens ont fait des scultures avec les coraux et les débris.

7 avril, St-Jonh : Salt Pond

Juste après le déjeuner, nous laissons les enfants à bord et faisons la « Ram Head Trail », qui suit le sommet de la falaise jusqu’au cap. Là encore, la vue est magnifique. Nous voyons toute la cote sud de St John, y compris la baie Coral, et les Iles des British Virgin Island. Le sentier fait 1.5 km, et à la fin (au cap), domine à 60 mètres d’altitude. Les enfants étaient censés faire l’école pendant notre abscence... Ils ne la feront pas plus après, ayant décidé qu’il était bien plus rigolo de nous faire tourner en bourrique! Sauf que... pas d’école, pas de tablette, pas de film le soir... Vont-ils changer d’avis?

En fin de matinée, nous allons faire du snorkeling autour des rochers à l’entrée de la baie. Encore plus beau qu’à Lameshure bay! En après-midi, après avoir discuté avec des marins déjà rencontrés à Puerto del Rey, nous levons l’ancre pour l’immense « Coral Bay », à 6 miles de là. Après trois tentatives d’ancrage, nous nous immobilisons à « Long Bay ». Une séance de Wake confirme les progrès de Gaetan et de Sylvain. Ce dernier se permet même de faire de petits sauts et de se tenir que d’une seule main. L’école n’étant pas terminée, pas de tablette ni TV... et du retard à rattraper pour le lendemain!

8 avril, St-Jonh : Round Bay

Nous sommes moins de 5 bateaux dans la baie, dont deux yachts de luxe. Mais il y a de la place et l’endroit est tranquille. Suite à la super session de Wake de la veille, Sylvain se dépêche de faire l’école pour recommencer. Il a pris confiance et maitrise vraiment bien le Wake. Il fait des kilomètres sans tomber et joue avec son équilibre. Après la sieste, nous levons l’ancre en direction du nord de l’ile. Nous passons devant Norman island et Tortola, dans les BVI. Le vent et les vagues, pour une fois, sont de côté ou arrière. Pas de moteur... De la vraie voile. Plusieurs bouées payantes sont disponibles dans Leinster Bay, car nous sommes à nouveau dans le parc national.
Un petit ponton au milieu des bouées permet de laisser l’enveloppe avec le règlement de la bouée (15 $). Nous irons ensuite sur l’étroite plage et suivrons le sentier qui longe la baie, jusqu’aux ruines de l’ancienne exploitation de canne à sucre (à 1 kilomètre de la plage). Il y avait là un moulin à vent et une « usine » de traitement de la canne à sucre pour faire de la mélasse, du sucre et du rhum. À la tombée de la nuit, nous apercevrons sur la plage plusieurs biches, deux ânes et des mangoustes. Soirée lecture.

9 avril, Leinster Bay

Malgré la promesse de Gaétan que l’école se passerait bien, il n’en a rien été, bien au contraire...
À 9 h 15 Sylvain a déjà fini; Gaétan, lui, a fini de nous écœurer... Tant pis, nous jetons l’éponge. Mais pas de tablette, pas de films, pas de Wake pour lui tant que les devoirs ne seront pas terminés.

Nous allons ensuite à terre pour une randonnée : La « Johny Horn Trail » (1.8 mile, 1 heure 1/4) qui relie notre baie (nord de l’ile) à la baie Coral (sud).

Il y a plusieurs ruines à visiter, avec pour chacune un magnifique panorama. Par contre, cela monte et descend très raide! Moins agréable que les jours précédents.

Nous pique-niquons à Coral Harbor, au bord de l’eau. Dans la baie de Coral Harbor, l’ancrage est très encombré, autre autre d’épaves. Nous visitons le petit centre qui comprend un petit supermarché (bien fourni, mais très cher), restaurants, buvette et quelques magasins de souvenirs et bijoux. Le retour, en début d’après-midi, se fera sous un soleil de plomb... Après quelques heures de repos sur le bateau, Raphaelle et moi nous amarrons sur une ligne spécialement affectée pour les dinghys à proximité de l’espace protégé Waterlemon cay. Les coraux et poissons y sont très beaux, particulièrement à l’extrémité de l’ilot.

British Virgin Islands (UK)

10 avril, Jost Van Dyke

Nous quittons la bouée du parc dans la baie Watermelon en tout début de matinée pour rejoindre l’un des ports d’entrée des BVI sur l’ile de Jost Van Dyke. Belle traversée à la voile avec une pointe de vitesse à 10 noeuds (à 17 noeuds de vent !) pour un vent très variable de 15 à 25 noeuds.Dans le port, nous tentons un ancrage puis attrapons ensuite une des rares bouées libres. Les bouées sont gratuites en journée. Le soir, un petit bateau vient collecter une redevance (20 a 30 $/nuit) pour ceux qui restent la nuit. Les formalités d’entrées aux bureaux des douanes et de l'immigration sont rapides; les frais = 1 $/pied de longueur du bateau, soit 40 $. A priori, c’est tout, si nous restons moins de 30 jours. Ils ne proposent pas le « forfait » pêche (45 $ je crois), ni le forfait « parcs ». Les frais additionnels de 4 $/personne/jour vus sur internet ne s’appliquent que pour les bateaux charter. Il faudra retourner aux bureaux lorsque nous sortirons du territoire. Nous débarquons ensuite tous pour visiter la rue principale de Great Harbor – en sable – l’ambiance est très relaxe. La plupart des touristes proviennent des bateaux « charters » (bateaux loués pour une ou deux semaines). Le va-et-vient des bateaux de plaisance est incessant. Beaucoup se faufilent dans la baie à la recherche d’une bouée disponible, souvent sans succès. La sieste passée, nous quittons notre bouée pour nous amarrer à un quai afin de remplir les réservoirs d’eau et de diesel. Nous nous rendons ensuite dans la baie voisine, « white Bay », distante de moins d’un mille et ancrons pour passer la nuit. Les plaisanciers sont nombreux, sur l’eau et sur la plage. Plusieurs bars et boutiques de souvenirs s’alignent le long de la plage. Nous y ferons une promenade puis nous baignerons. Plusieurs bateaux quitterons ensuite l'endroit, laissant un peu plus de place. La plupart de ceux qui restent sont des catamarans.

Saint-Martin (France)

24 avril, Baie de Grand Case

La journée s’annonce belle; le petit déjeuner, la vaisselle et le ménage rapidement faits, je m’attaque aux choses sérieuses... le remplacement du capteur de température sur le moteur et l’installation de l’anode sur le « sail drive ». Ces deux pièces manquaient depuis la grosse réparation à Puerto-Rico nous ne voulions pas attendre les pièces une fois de plus là bas. Cela se fait en quelques minutes : pour une fois aucun problème ne vient entraver les opérations. Par contre, l’école se passe mal avec Gaétan... En fin de matinée, nous quittons l’ancrage dans la baie de Marigot pour rejoindre la baie de Grand Case, à environ 7 km. Après la sieste, nous visitons le village; La rue principale n’est qu’une succession de restaurants de toutes sortes et de tout standing. Les bâtisses sont souvent colorées. Sylvain voudra ensuite faire du Wake; il a vu d’autres personnes en faire dans la baie et il aimerait bien épater la galerie lui aussi. Il y réussira d’ailleurs brillamment.

25 avril

Nous quittons la baie de Grand Case pour l’anse Marcel, 2 km plus loin. Nous nous rendons ensuite en dinghy à la marina puis visitons le complexe attenant. Quelques magasins, un hôtel de luxe, une compagnie de charter avec quelques catamarans à quai. L’entrée du chenal pour accéder à la marina est étroite (une dizaine de mètres de large), mais s’élargit ensuite : pas évident en cas de vent fort et de houle. Par contre, l’endroit semble être un bon trou à ouragan. Nous terminons la matinée en nous rendant à l’ancrage de l’ile Pinel. Nous passons proche de l’ancrage de l’ile Tintamarre mais ne nous arrêtons pas car il ne semble pas y avoir d’intérêt particulier, à part la plage. Nous faisons le tour de l’ile Pinel sur le sentier (2-3 km) : des panneaux expliquent à plusieurs endroits la faune, la flore et la géographie de l’endroit. De nombreuses navettes amènent les touristes qui font la fête et se baignent sur la magnifique plage. Il y a un peu trop de bruit et de chaises de plages à mon gout. Un sentier sous-marin se visite également avec palmes et tuba; au début, il n’y a que du sable et de l’herbe avec quelques poissons; mais au fur et à mesure apparaissent des patates de corail puis des fonds superbes recouverts d’algues et de coraux variés. Cela vaut la promenade. En soirée, nous quittons l’ile Pinel et nous ancrons de l’autre coté, au sud de la baie de l’Orient. Nous terminons la journée en regardant un film à la TV.

29 avril

Nous avons rendez-vous avec Bernard, avec qui nous avions sympathisé à Puerto-Rico. Il va nous faire un tour de l’ile par « l’intérieur ». Il nous fait découvrir les plages sympas connues et non connues ainsi que des points de vue et adresses susceptibles de nous intéresser. Un arrêt au restaurant « Sunset » : durant le bon repas, nous regardons les avions atterrir ¸à quelques mètres de la plage mythique Maho. Lorsqu’un avion décolle, les gens s’accrochent au grillage de l’aéroport pour ne pas être projetés plus loin. Beaucoup s’éloignent immédiatement pour se protéger des projections de sable... À chaque décollage, des dizaines de chapeaux s’envolent et retombent plus loin dans la mer. Il parait qu’il y a de nombreux « accidents » chaque année à cause des poussées des réacteurs d’avion. Nous visitons d’autres plages et quartiers de l’ile. C’est génial de visiter l’intérieur de l’ile après en avoir fait le tour par la mer. Et puis Bernard est vraiment sympa; dans quelques semaines, il partira du Québec avec sa moto pour traverser le Canada et visiter l’Alaska puis revenir... je l’accompagnerais volontiers!!! Le reste de l’après-midi, je termine d’installer la toilette électrique sur le bateau. Nous la « testerons » avant d’installer la deuxième toilette électrique.

30 avril

À 8 h, nous partons louer une voiture : des agences, collées au port d’embarquement de Port-Louis, à quelques mètres du quai à dinghy, proposent des voitures à partir de 30 euros/jour, plus environ 20 euros pour l’assurance. Première destination : ACE, le gros magasin de bricolage de l’ile; pas de chance, c’est fermé, car jour férié du coté hollandais! Nous avons plus de chance avec Budget Marine (côté Hollandais). C’est également le jour de la grande parade de carnaval à Philipsburg; nous nous y rendons. Mais il y a beaucoup d’embouteillage, de bruits et nous ne savons pas où nous rendre exactement; il fait également très chaud. Nous rebroussons donc chemin et retournons du côté français pour grimper au Pic Paradis; la vue est magnifique du côté est et sud (côté ile Saint Barth); la vue du côté français (Marigot et ile d’Anguilla) est meilleure le long de la route. Affamés, nous nous arrêtons à Mac Do : Gaétan passera beaucoup de temps dans les toilettes, car il a des problèmes intestinaux. Nous remplirons ensuite deux pleins chariots au Super Unico juste à côté. Nous ne devrions pas manquer de vin, Picon, crème de cassis pour les prochains mois! Stock également de saucissons, fromages et autres bonnes choses. Il faudra plusieurs voyages en dinghy pour rapatrier le tout sur le bateau. La station d’essence (et d’eau) pour bateaux, située juste avant le pont d’entrée du lagon, est étonnamment disponible. Nos réservoirs d’eau sont complètement à sec... Nous levons donc l’ancre avec précipitation, patientons une dizaine de minutes devant le quai de la station afin qu’il se libère (des dinghys sont venus faire le plein), puis accostons. Plein de diesel, d’essence (pour l’annexe et la génératrice) et surtout d’eau. Cela prend plus de 3/4 d’heure pour remplir les réservoirs d’eau. Pendant ce temps, d’autres bateaux patientes au large et attendent que nous libérions le quai...
Comme il n’est que 16 heures et demie, nous retournons à terre pour nous rendre à une plage visitée la veille avec Bernard. Après 1/2 heure d’embouteillages pour essayer de sortir de Marigot, nous renonçons à notre projet de baignade et retournons au bateau après avoir fait le plein d’essence puis rendu la voiture de location. Nous sommes chanceux, les équipiers du voilier La Smala (rencontrés quelques semaines plus tôt) sont amarrés au Chantemer lorsque nous y arrivons... Nous nous baignerons ensemble autour du cata puis passerons une excellente soirée avec eux.